Comment un album a changé ma vie !


Retour au début des années 90. Jeune adolescent, je me cherche. J’essaie de trouver ma place dans le monde qui s’ouvre à moi. L’adolescence, c’est le moment dans la vie ou nous absorbons, telle une éponge, toutes les influences et la culture qui nous entoure. J’ai eu la chance de grandir dans un environnement où la culture était importante et l’expression l’était tout autant. La musique était omniprésente, les valeurs sûres se faisaient entendre. Gershwin, Beethoven, The Beatles et Paul McCartney ont bercé ma jeunesse.

Adolescent, j’étais un “outsider”, un jeune bizarre qui aimait mieux discuter de politique et de culture plutôt que de jouer au hockey. Solitaire et réservé, j’étais considéré comme marginal. Être adolescent et marginal n’est jamais facile. On se sent déjà différent et incompris à ce moment de notre vie, ajoutons à ça une branche “misfits”, on se retrouve avec une recette explosive.

J’avais de la difficulté à connecter avec la culture d’ici, je ne trouvais pas mes modèles et mes artistes phares si importants à la construction de sa personnalité. Trouvé une ressemblance entre ma crise d’adolescence et la musique de Gershwin n’était pas évident. C’est à ce moment qu’une personne de mon entourage me présente un album qui répondra à mes attentes. Sur la pochette on retrouve un homme, du moins c’est ce que je crois, figé dans le temps par une photographie en noir et blanc. L’homme, sans rien dire, fait passer cette émotion que je ressens à ce moment précis. “Tiens, écoute ça” qu’il me dit. “C’est un de ses bons albums, tu devrais aimer.”

David_Bowie_-_Heroes
Heroes – David Bowie

L’album en question, c’est Heroes de David Bowie. Deuxième album de sa trilogie berlinoise, la musique sur cet album est intemporelle. Je connaissais David Bowie comme tout le monde, l’acteur du film Labyrinthe, mais je ne m’étais jamais plongé dans sa création comme je l’ai fait à ce moment.

 

 

David Bowie m’a appris que d’être différent, c’est bien. Non seulement c’est bien, mais c’est même une force que nous avons sur les autres. J’ai continué à suivre de très près la carrière de Bowie. J’ai comblé le retard que j’avais sur son innovation musicale et je me suis gardé à jours jusqu’à son dernier album, son 25e parut le 8 janvier 2016, jour de son 69 anniversaire.

Maintenant adulte, approchant la quarantaine. Fier papa d’une fille Asperger de 9 ans, je suis content de pouvoir lui faire comprendre que d’être différent c’est bien. Que ça différence et c’est sa plus grande force. Qui si les autres ne t’acceptent pas, ben ce n’est pas grave. Reste vrai. Sois toi même. Garde la tête haute et montre-leur que tu peux réussir tout ce que tu entreprends. Ce n’est pas toujours facile. Les chemins ne sont pas toujours droits (ça aussi Bowie me l’a appris), mais il est toujours possible d’accomplir de grande chose.

Le roi caméléon, le “Thin White Duke”, Ziggy, Aladdin Sane, tous les alter ego de David Bowie continuront de vivre à travers la musique et l’art de cet artiste multidisciplinaire.
Aujourd’hui, l’humanité a perdu plus qu’un grand musicien, plus qu’une légende du rock, elle a perdu un de ses grands qui change les vies et qui permet d’évoluer en tant que personne. RIP David Bowie.

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